My loneliness needs loveliness

Mourir

Lorsqu’il n’y a plus rien, lorsque même le monde virtuel dans lequel on s’enfuit pour échapper aux contraintes du réel n’apporte que la même désillusion.
Lorsqu’il n’y a plus aucune motivation, plus aucune raison de se battre.
Que reste-t-il sinon les maigres sourires occtroyés ça et là ?
A quoi bon si l’on est plus capable de faire sourire autrui ?
A quoi bon si l’on a plus envie que de se détruire soi-même...
A quoi bon parler, se confier, si ce n’est que pour entraîner les autres dans sa propre dérive ?

La descente suit son cours, sans doute n’ai-je encore rien vu.
Elle suit son cours, sans doute n’en suis-je qu’au début de la douleur.

Lorsque que la douleur physique viendra s’ajouter, que mon esprit ne sera plus prisonnier que d’un corps mourant, qu’il sera assez bête pour vouloir vivre encore, se battre encore quelques secondes, pour un souffle de vie, un souffle de souffrance supplémentaire.

Doux bonheur dont la notion seule suffit à vouloir continuer.
Doux bonheur qu’un jour ou l’autre il faudra payer.
Au centuple, chaque seconde de plaisir que tu as ressenti;
Au centuple, tu la payeras plus cher encore.

Vas donc t’user, pauvres être, t’user encore jusqu’à disparaitre.
Il n’y aura pas de repos sans souffrance, attends toi au pire.